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Mushroom Rock & Rainbow Valley

 

 

Re-bonjour les mouches! Haaaargh... "******* de mouches". Depuis Port Gregory, les plages ce sont muées en belles falaises, et le vent est toujours aussi fort. J'essaie d'être le plus possible dans le lit du vent et d'éviter un maximum les zones où le vent est le plus faible, à cause des mouches, elles sont très performantes, mais pas contre le vent! Alors quand j'en ai trop sur moi, je fais de grands gestes pour qu'elles décollent, et ensuite, je cours en direction du vent! Je rigole bien alors, je les vois essayer de revenir vers moi, mais elle n'y arrivent pas! nananère... (Je réagis comme ça, il n'y a personne pour me regarder et puis bon, les mouches sont mes seules interlocutrices, je réagis en fonction du milieu en fait! Au bout d'un mois et demi j'en étais arrivé à faire des poses mouches: je m'assoie sur mon fauteuil pliant, tue une à une les mouches autour de moi, et je les distribue aux fourmies, avides de chaire fraîche... Je suis peut-être méchant mais bon, c'est pour ne pas déprimer voire paniquer... Je sais aussi que vous ne savez pas ce que représente des mouches australiennes lorsqu'elles sont plusieurs centaines autour de vous, particulièrement vers les parties humides du visage...)

 

J'ai rencontré pas mal de gens illuminés, enfin disons que lorsque j'ai rencontré des gens ils étaient bien illuminés... Il faut dire aussi que cette île continent s'y prête à merveille, en règle générale, je ne sais pas trop si c'était parce j'étais moi-même illuminé, mais en règle générale les gens illuminés ne parlent pas trop là-bas! C'est peut-être la solitude qui fait son effet, peut-être le soleil ou alors l'air pur? va savoir... Toujours est-il que je devenais de plus en plus paranoïaque dans les villages que je traversais, et même si j'attendais d'arriver dans un village étape, j'étais toujours aussi pressé d'en ressortir, souvent même avant d'avoir pu faire des courses pour le ravitaillement! Il me semble que je suis prêt à faire des voyages intersidéraux de plusieurs années sans trop de gène...

 

 

 

 

Ici, il faut s'imaginer que je suis face à l'ouest, avec un vent très fort, sans rafales, c'est-à-dire régulier, la température est supportable, peut-être 35°C (sans compter le vent), je suis à probablement 120 mètres d'altitude, les mouches sont à 10 mètres derrière moi, elles n'arrivent pas à me rejoindre, bien-fait. Les lunettes de soleil sont indispensables, je ne peux pas écouter de musique, le vent sifflant trop dans les oreilles, et c'est tant mieux, car cette musique là, la musique de la terre et du vent et le futur coucher de soleil sont un morceau fantastique...

 

 

 

Les deux rochers se retrouvent sur les deux photographies .

 

 
 

 

Si vous saviez à quel point je regrette de ne pas être allé sur ce pont naturel... Trois mois de voyages c'est beaucoup mais pas tant que ça, et je m'étais imposé certaines limitations sur ce que je pouvais ou ne pouvais pas faire, limite en fonction du nombre de jours que j'avais encore devant moi, mais bon, avec le recul, combien de temps m'aurait-il été nécessaire pour aller sur ce rocher? Une heure? En fait j'aurai bien aimé bivouaquer sur la petite vire, à gauche, aux deux-tiers de l'altitude du rocher.

 

 
 
 
 

 

Dessus/dessous, le même chateau, vu d'un côté puis de l'autre... (il ne faut pas glisser hein?)

 

 

 

Au-dessus une illusion d'optique, les rochers que l'on pourrait croire grignotés par les eaux sont en fait à trois mètres de moi, et l'océan doit-être à une bonne centaine de mètres, plus bas...

 

 
 
 
 

 

Une belle vue plongeante où j'ai bien pris soin que mes pieds "préhistoriques" ne se voient pas... En règle générale je n'ai pas le vertige, plus par inssouciance qu'autre chose... Et j'ai toujours eu des doutes quant-aux distances, quelle différence entre 100 mètres ou 2 mètres?

 

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