Demi tour du monde, journal de bord, à jour au 12/12/2007
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Chapitre en cours de construction, pendant la durée du voyage. |
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Lundi 19 novembre 2007: Nous sommes presque à une semaine du départ, il pleut. Bien au chaud dans le carré, j'attends une accalmie pour aller m'acheter un ciré aux puces nautiques. Hier je suis allé à la pointe de l'île de ré, la pointe des baleines. Un phare de 60 mètres, avec un bel escalier, et une belle vue, et un beau vent, et un beau froid. C'était hier, aujourd'Hui c'est lundi, le week-end est terminé mais cela ne change pas grand chose... Dans le chapitre pratique de la vie à bord, sur les six chiottes du catamaran (pas un de moins...), déjà cinq refusent de fonctionner! On espère que celui qui est à fonctionnement manuel est opérationnel! les autres, electroniques et electriques (on a droit à un "ready to flush" rétroéclairé), sont dépassés. La pluie ne se calme pas. Je sors. dimanche 25 novembre: Probablement, comme le week-end dernier, je passe mon dernier dimanche seul à bord! Mes collègues arrivent demain, preuve que le départ est proche! Du reste je ne sais même plus depuis combien de jours je suis arrivé à la rochelle... Je ne fais rien à part le chapitre "demi-tour du monde" de mon site internet! Le seul terme "demi-tour du monde" perd de son sens! Depuis plusieurs jours, j'ai l'impression que c'est le monde dans le sens de ce que nous en décidons qui fait demi-tour comme pour dire hola!!! stop là! La nuit dernière j'ai eu des invités surprises, des chenapans venus prendre du bon temps à bord, j'ai ouvert la porte en disant: "Foutez-le camp maintenant!" et de partout depuis le pont du catamaran, tels des rats quittant le navire, des humains bondissaient de ponts en ponts, pour se retrouver à quai! ils disaient: "nous nous sommes faits grillés!" j'avais peur qu'ils se fassent mal à cause du pont glissant d'humidité! En fait j'aurai bien aimé discuter avec eux, mais le jeu voulait que je sois le chat et eux les souris (ils sont passés du statut de rats quittant le navire en statut de souris quittant le navire quand l'image que j'avais d'eux passait de danger à amusement.) Le badau lambda du quai regarde le catamaran avec envie et parfois me prend comme un individu richissime! Je m'amuse de cette situation, et j'observe l'envie parfois, des gens qui passent. J'ai hâte de partir. Je m'aperçois que les préparatifs d'une traversée sont différents de ceux que je m'imagine dans mes projections. J'écoute la v.h.f. de temps en temps, (la vhf est la radio du bord, qui permet d'écouter et de parler aux proches horizons du catamaran). Je commence à utiliser le radar, comme dans un jeu vidéo, mais là, c'est, paraît-il, la réalité. J'écoute la B.L.U. une autre sorte de radio qui permet d'écouter et de se faire entendre sur la terre entière! et, hélas, pas au-delà. enfin je ne le crois pas... Ce soir je vais rester tranquille, la semaine prochaine devrait apporter son lôt de surprises. J'ai hâte de partir. Une fois le départ acquis, je n'aurai plus la possibilité de faire des préparatifs et il faudra bien faire avec. A bientôt! Vendredi 30 novembre: Dans les prévisions, on pourrait dire J-7 ! Nous devrions partir samedi prochain. Dépendants de la météo, ce n'est qu'une prévision! Je commence à me dire que je ferai bien de plus profiter de cette "première escale" qu'est La rochelle... Car une fois le départ ce sera sans appel... Ce matin, il y a du brouillard, j'ai chaud la première fois depuis un mois grace à mes nouvelles fourrures polaires! C'est con à dire mais une fois en mer, nous ne pourrons plus faire de courses... Lundi 3 décembre: Alors ce départ? Un peu déprimant en fait. A la place du traditionnel compte à rebours :"5, 4, 3, 2, 1, zéro" je préfère utiliser maintenant le compte à rebours des voiliers: "1, 2, 3, 4, 5, 6, etc" Comme cela il n'y a rien à attendre. Vendredi dernier je pensai avoir besoin de profiter de La rochelle, mais ce matin, je pense que j'ai besoin d'une demie-heure pour profiter de la rochelle ou de n'importe quelle autre ville quand on attend un départ proche. Je focalise. mercredi 12 décembre: 20, 21, 22, 23, 24... le compte à rebours n'en finit plus. Nous sommes partis hier. Nouveau port, port de pêcheur, agréablement acceuillis. Nous avons aussi fait le plein de gas-oil 1000 litres? Il faut ça pour faire chauffer la bouilloire. Et maintenant nous sommes au port des minimes de la rochelle, attendant que le catamaran soit payé, on les comprend! Le brouillard est tombé par le nord-est. froid et désolation. J'attend les températures ensoleillées. La rochelle sans rien faire, sur un voilier, au froid, avec le brouillard en toile de fond, pas génial. On ne chauffe plus le bateau, les prises du ponton ne le supportent plus. Sous la couette ça va, mais les moments de tous les instants sont désagréables: Pas froid dans le sens glacial, mais froid pour ne jamais avoir chaud. Je rêve d'une douche chaude, puissante. Elle m'est accessible, mais je réserve ce plaisir pour plus tard, histoire de le faire durer, car une fois la douche consommée, on ne peut plus attendre la suivante, trop lointaine. Dans ma tête je me disai: "je vais sous les tropiques", sans savoir qu'il fallait passer par une période glaciale. comme pour faire attendre. 13h33, toujours pas de news pour le paiement bancaire du catamaran. Ce midi c'est Patrice, dit le tétard, qui fait à manger... Le dernière fois c'était un plat de carbone pur. Roger fait des soudures pour un phare 12 volts. Gilles le capt'n prépare les routes de dégolfage sur son ordi. julie rêve. et moi je ne sais pas. Nous venons de recevoir un appel, mais ce n'est pas au propos de notre départ. pff. lundi 17 décembre: Partis, enfin. Nous voilà à Porto (portugal). où l'on attend en prévision d'un coup de vent entre les açores et le portugal. Nous sommes à côté d'un port de pêche qui sent le poisson, d'un port de commerce qui sent le fioul. De nombreuses mouettes tournent autour des chalutiers. Le départ de la rochelle? Sur le vif, nous avons reçu un appel téléphonique en matinée, une heure après nous étions partis, sans transition. Ensuite les jours me sont succédés sans qu'il fut possible de tenir journal de bord. Puis, au rythme des nuits et des veilles de quart, j'entrai directement dans des moments intemporels. Nous sommes restés longtemps dans des profondeurs faibles, de l'ordre de 80 à 120 mètres. Puis, comme pour le départ, les grands fonds sont apparus, 4700 mètres, sans prévenir: nous quittions le plateau continental. C'est la pleine nuit, je dors. ceux qui dorment font confiance à ceux qui veillent, et ceux qui veillent ont plaisir à voir se reposer ceux qui dorment, notion de confiance. chacun à son tour nous nous réveillons. ce fut mon tour, en plein rêve. en navigation, pendant le sommeil, s'ajoute l'oubli des mouvements du navire à celui d'aveuglement et de surdité. d'un seul appel de celui qui veillait, et je me retrouve debout, retrouvant les sons, la vue, et l'instabilité. après m'être cogné le crâne. puis il faut se vêtir pour l'extérieur. en plus de s'habiller chaudement, il faut une polaire en plus, des bottes, un pantalon de ciré, un ciré, deux paires de gants pour moi, deux écharpes, un bonet et la capuche du ciré. une pomme aussi, pour croquer dedans et reprendre contact avec le très bas. malgré la pomme et tous mes efforts je n'y étais pas. je dormai à moitié. La nuit est totalement noire, très peu d'étoiles visibles. en revanche nous avons eu droit au ballet des dauphins, plus exactement à leur trace fluorescente! un peu comme des torpilles lumineuses, généralement par deux, parallèle, à nous doubler, à nous passer dessous! merveilleux, et, quelque part, inhumain. effrayant? non. juste un autre monde avec, dans mon esprit, une fascination. De jour je tentai d'avoir une activitée, sans grand succès: J'étais plongé dans l'admiration de toute cette eau, de tout ce ciel. La nuit, j'étais entièrement tourné vers la contemplation. Les étoiles, toujours les étoiles. elles me sont apparues dans un premier temps éparses, au bon vouloir de la couverture nuageuse. puis, une nuit, le firmament apparu. avec la lune. génial. Ajoutez à cela une grosse et large houle, telle des montagnes où le catamaran paraissait si petit. en fait je ne pensai même pas au catamaran, j'étais avec l'eau, dans l'eau et avec les reflets de la lune sur elle. fascinant. je ne parlerai pas en mer.
mercredi 26 décembre: Hier, noël en mer! Nous avons eu la joie (?) de voir débarquer un père noël sur le pont. Nous sommes partis de porto l'autre jour. un peu sans prévenir, comme ça un matin. Du vent puis dès que celui ci n'est plus capable de nous emmener à plus de six noeuds, moteur! tout ce que j'aime donc. Puis beaucoup plus de vent par l'arrière. c'est donc pendant 24 heures, ou plus qui sait, que sous génois seul nous avons pu naviguer à plus de 6 noeuds, donc sans moteur, avec une houle, belle à mes yeux, terrifiante à d'autres yeux si nous l'avions prise dans le sens inverse. Le catamaran monte sur la houle et ralentit, arrive au sommet en nous montrant l'horizon, et dévale l'autre côté tel un surfeur adipeux. et ça recommence. que de beauté dans tout ça (euh...l'océan)(frêle esquive de dix-huit mètres à un million d'euros battue par les eaux démontées). surtout la nuit. nous étions pendant la période de la pleine lune et avions droit aux reflets argentés. bien calé, certainement mieux que l'estomac, je restai subjugué. Par cette eau si attirante nul besoin de sirène. et que dire des reflets de la lune avec les jumelles? Le catamaran craque de partout, ce n'est pas des craquements de vieille marine, mais des craquements de plastiques, des chocs mode épouvante, et des silences humains. de tout ça? oh... trois fois rien: des paroles méprisantes d'un aux discordes d'autres et à mon mauvais caractère (pour faire bonne figure) lors de courtes traversées rendent le port du harnais de sécurité indispensable dans l'optique de traversées plus longues. Ambiance de merde à bord! yes! Nous avons eu deux parties de voile jusqu'à présent: la première de la rochelle à porto et la deuxième de porto à porto santo. dans les deux cas le départ de ces deux étapes pourrait se résumer à: "haaaaa?" (décodage: mais que va-t-il m'arriver? que fais-je donc ici?) la partie du milieu c'est: "dans ce vent incroyable et cette mer démontée je (moi) me place à l'avant, à l'étrave, avec ciré et bottes (moins de ciré et bottes dans la partie porto/porto santos), écoutant quelque opéra de Wagner bien placé, en mode échappatoire d'une ambiance épouvantable dans le carré. Et puis dans la troisième partie, souvent saluée par un appaisement de neptune, une bonne humeur qui revient, avec des oscillations synchrones à la houle, et surtout la fameuse escale qui arrive! on répare les dégradations, qu'elles soient matérielles ou humaines. A Porto Santo, le soleil brille. Nous sommes sortis tous ensemble au bar de la cidade, à un demi-mile du catamaran, moderne, nous sommes 5 et avons bu 3 bières, un gin tonic et pour moi un whisky. Après avoir déambulé dans les rues, très éclairées mais vides, nous avons pris le chemin du retour, en croisant de temps en temps à même le sol des humains-ordinatus wi-fi sans fil à la patte, surfant! féerique! Maintenant, j'imagine que nous sommes en attente du deuxième catamaran en convoyage qui devrait arriver dans quatre jours. Puis ce sera le ravitaillement pour la "transat" terme qui désigne la traversée de l'Atlantique et ses trois semaines de mer! milieu de journée: Mise au point, les équipiers qui se chiffonnent ne se chiffonneront plus et restent à bord, le capitaine bourru (à ses dires) devrait se débourrer par lui même, et moi? ben je ne sais pas trop car en règle générale on ne voit pas trop ses défauts! Donc je ferai des efforts aussi. un peu plus tard, nous partons Julie, Patrice et moi faire une promenade le long de la côte, à pieds. C'était absolument magnifique. haaaa, l'air pur. puis la pluie et la boue, mais c'était typique. Le soir avec les mêmes, nous sommes allés au restaurant. En bord de plage. en guise d'entrée nous nous sommes offert une soupe de poisson, une vraie! tellement copieuse qu'elle en fut notre repas. Et me voilà ce jeudi 27 décembre à 6 heures devant mon écran, après m'être fait réveillé par un concert de claquement de drisses enclanché par le vent sur les mats aluminium des voiliers. magie des rêves ou incompétence de la réalité? c'était un vrai concert avec sa forme, ses cadences et ses modulations. mardi 1 janvier 2008: Je n'aime pas les fêtes, alors pas de bonne année. Aux dernières nouvelles et si dieu le veut, nous devrions partir cet après-midi. Les courses furent faites en 10 minutes hier. Méga-énervant. le catamaran tupperware se fout de ses équipiers. le seul but étant d'amener la bête là-bas. enfin, le vent se lève un peu, ce qui pourrait vouloir dire que nous resterions à l'abris encore une journée? il reste en plus des pates et du riz et de la farine, 3 plaquettes de beurre, zero légumes, pas de vinaigre, presque plus de levure pour le pain, et j'en passe. (nous ne mourrons pas de faim ni scorbut à l'horizon, par le nombre de boites de conserve...). c'était un coup de geule. pour résumer nous avons échappé de peu aux pates à l'eau pour le diner du 31 décembre. Mais on le comprend facilement, un voilier à un million d'euros ne permet pas de faire des courses correctes. leader price! radins! lapins! haha! Heureusement, la nuit en mer je suis tranquille. tout est sombre. les choses seulement suggérées, je pars dans des mondes fabuleux (aux milles et une salades). Donc, si il n'y a pas de nouvelles, c'est que nous sommes partis. trois semaines de traversées, cela devrait améliorer mon côté sociable! nous sommes dans un petit port de l'île de madère, à l'est, tout au bout, côté sud de ce bout. c'est une marina un peu chic. et les gens remarquent bien les catamarans. ils les lècheraient presque pour avoir de l'espoir. Moi, je m'en fout pas mal. je me place à l'avant du navire, on ne voit là que l'océan dans sa belle présence nue. LAPIN LAPIN LAPIN LAPIN LAPIN LAPIN LAPIN LAPIN. A terre j'en profite! Bon, alors, à dans trois semaines! (si tout va bien) jeudi 10 janvier 2008: Moi cette traversée je l'avais tant désirée! elle devait être belle, sous tous les angles! mais là, il faut bien l'avouer c'est une expérience de solitude entre l'océan et moi. Et aussi un voyage dans le temps! nous sommes à l'époque de l'esclavage, et si nous ne risquons pas encore le scorbut, dans dix jours je ne donne pas cher de ma santé! et oui! nous avons de la farine blanche eco+ des pates eco+ et des boîtes de conserves eco+ aussi, car il ne faudrait pas que le patron fasse faillite de ses encombrants équipiers. chaque jour je pense arrêter cette triste aventure, les autres équipiers aussi... les courses faites à madères le furent en 10 minutes chrono. et même si il reste deux choux pour le reste de la traversée, je mangerai bien autre chose. nous sommes rationnés pour l'eau aussi, mais les tanks (800 litres je crois) sont remplis d'une eau qui n'a rien à envier aux mauvaises sources des bidonvilles indiens. Je sais le catamaran (le catatriste) équipé d'un dessalinisateur d'eau de mer (qui transforme l'eau de mer en eau douce) et le capitaine n'aimant pas non plus l'eau des tanks usa de cette machine! notre eau maintenant est moins mauvaise. notre dessalinisateur peut fabriquer 200 litres d'eau douce par heure... et moi qui me privais. L'autre matin interdiction de toucher aux biscottes, on se rationne. Austère austère, mes plats sont constitués de riz eco+ sachets cuisson economiques et de sauce piri piri pour avoir des sensations! et tant qu'il y a un peu de beurre je fais du thé "tsampa (?)" recette glanée dans un récit d'exploration des hauts plateaux tibetins composé de: thé farine beurre sel eau à tout ça je rajoute une pointe de sucre. normalement ça devrait aller. Bon. ce serait un minuscule voilier je comprendrai et je serai peut-être aussi de la partie! mais là, il y a un énorme frigo plus un énorme congélateur plus un frigo plus modeste près de l'entrée. Alors le catatriste a un million d'euros eco+ se moque de nous et c'est la raison de cet énième coup de gueule. Il y a aussi la fierté, le côté méprisant et aussi bourru du capitaine. Nous sommes tranquilles lorsque la mer s'agite un tant soit peu, car le mal de mer agit comme somnifère... De mon côté je n'ai pas le mal de mer. Et un matin, sans prévenir, le capitaine fut agréable! comme ça au milieu de l'atlantique! on ne peut pas accuser les mouches de l'avoir piqué, nous sommes trop loin des côtes sauvages (comme chacun sait) de l'afrique. ça fait deux jours maintenant. personne n'ose en parler de peur que cet état de béatitude s'effondre. mais ce n'est pas en deux jours qu'il retrouvera, à mes yeux, une place dans mon coeur. Parlons de la traversée: plus tard. le 14 janvier: j'ai faim. la recette de pates qui a, à mon esprit, la cote en ce moment est celle de pates à l'ail. plus d'huile d'olive, mis à part un bidon de 5 litres tenant plus d'huile de vidange: inbuvable! a-t-elle tourné?, donc des pates eco+ de l'huile de friture, du sel, du poivre et de l'ail. C'est super bon. et très varié. avec une salade de choux. le choux? depuis une semaine avant madère on mange de ce truc. voilà!'le stock est de trois choux une semaine avant madère. comme boisson nous avons l'eau des tanks. (inbuvable également, mais on se sert directement à la sortie du dessalinisateur, à voir, pas encore gouté. génial. euh, moi, je ne savais pas que ce menu de scout ou de militaire pouvait avoir droit de cité à bord d'un catamaran (je le nomme maintenant: catatistis) de un million d'euros. Donc je me casse aux antilles. et je vous prépare même un chapitre concernant l'ambiance à bord! à paraitre bientôt! et à lire! Mais je vais écrire tout ça dans un bel hotel en martinique. un hotel avec fruits à volonté, salades à volonté. et que l'on ne me parle plus de pates ou de riz eco+, ni de soupes en sachets, ni de farine blanche eco+, ni tout le reste! (heu, je crois que j'ai tout dit...) L'ambiance du bord: plus tard. le 23 janvier 2008: L.I.B.R.E. ... j'ai un grand chapitre tout prêt, mais je compte le travailler de nouveau pour en ôter l'enervement... En attendant, lorsque nous sommes arrivés en martinique à "marin" et que nous sommes allés remplir les réservoirs de fioul, moi, j'ai pris mon baton de pelerin, mes trois cabats, et je me suis cassé! hop! les manipulateurs et les pervers, je ne veux plus en entendre parler. Je prends l'avion pour paris dans quelques heures. J'ai adoré l'océan et la navigation, j'ai détesté l'ambiance du bord. Mon erreur était de croire que les marins qu'ils soient véritables ou factices étaient un minimum poètes. Mais vive l'océan quand même, on est bien d'accord... mais seul. |