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La Baie d'UPI
La Baie d'UPI

 

Après une petite traversée de l'île avec les moyens du bord, on arrive à un petit village de pêcheurs, ravis (?), de nous emmener sur des voiliers polynésiens typiques, sortes de trimarans en bois, pour la plupart pourrissants! Nous sommes une quinzaine de l'hôtel à se présenter, je me sens vraiment de trop, peut-être que les autres se posent la même question? Bon, avec un peu de honte, j'embarque quand même! Je ne sais pas, mais vous, vous regardez les choses avec vos yeux ou bien avec une caméra? Ici la majorité ne voit que par l'intermédiaire de l'objectif de leur caméra vidéo, c'est vrai qu'ils pourront témoigner de leur présence ici à leurs copains... J'ai une autre vision des choses, je regarde en premier lieu avec mes yeux et ma tête, puis je prends éventuellement quelques photos, voire, je fais parfois des voyages sans accessoires, sans vidéos, sans appareils photos, sans cahiers de voyages, je garde tout pour moi, par exemple pour l'Island et le Groënland.

 

 

Navigation sans problèmes particuliers, si ce n'est le désir absolu d'être seul ou presque dans ces lieux fabuleux...

Une histoire originale m'a été contée ici: Lors d'une croisière similaire à la notre, une pirogue sombra à bout de souffle et de pourriture au fond de la baie; pas d'histoires de requins abominables à vous raconter, mais une histoire de cafards, par milliers, avant le naufrage bien au chaud dans le flotteur central de la pirogue... Les cafards n'aiment pas l'eau... Hors de l'eau, seules les têtes des humains, couvertes de cafards!!! Les pauvres, ça ne devait pas être marrant, mais j'ai quand même pris un sacré fou-rire... Ben oui quoi: des cris d'horreur dans un endroit paradisiaque qui aurait pu imaginer!

 

 

 

Bon, une noix de coco tombée sur le sable chaud et fin vient à bout de ma soif (très typique...) , et ce n'est qu'à l'issue d'une bonne marche dans les forêts style jungle que je suis arrivé de l'autre côté de la baie, pas très loin de l'océan qui gronde à l'horizon (à cause de la barrière de corail qui brise la houle du large...) J'ai dégusté un plat typique, le bounia, végétarien pour moi, cuit au four polynésien, dans un faré à touristes, décidement!

 

Le sable, si fin, colle un petit peu aux pieds, le souffle de l'alizé raffraîchit agréablement l'atmosphère et donne des allures de figures de proue à tous les palmiers...

 

 

 

Arrivé de l'autre côté de la forêt, on trouve une rivière d'eau salée, par endroit à sec à cause des marées; l'eau est si claire, on pourrait presque croire les poissons nageant tranquillement en lévitation à 10 centimètres du sable... L'eau ralentit le pas, inutile de se presser, de toute façon, cela ne sert à rien.

 

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